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Icare38

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Edité le 03/02/2005 à 16:55:49
N°161 - Posté le 03/02/2005 à 16:47:47

Bonjour à tous !

Pour aujourd'hui, cette fable de La Fontaine que j'adore. Il s'agit de "La Mouche et le Coche". Qui d'entre nous n'a jamais entendu bourdonner à son oreille ce genre de "mouche" ?
La voici ...


"Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un Coche.
Femmes, Moine, vieillards, tout était descendu.
L'attelage suait, soufflait, était rendu.

Une Mouche survient, et des chevaux s'approche,
Prétend les animer par son bourdonnement,
Pique l'un, pique l'autre, et pense à tout moment
Qu'elle fait aller la machine.
S'assied sur le timon, sur le nez du Cocher;
Aussitôt que le char chemine,
Et qu'elle voit les gens marcher,
Elle s'en attribue uniquement la gloire ;
Va, vient, fait l'empressée ; il semble que ce soit
Un Sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.
La Mouche en ce commun besoin
Se plaint qu'elle agit seule, et qu'elle a tout le soin ;
Qu'aucun n'aide aux chevaux à se tirer d'affaire.
Le Moine disait son Bréviaire;
Il prenait bien son temps ! une femme chantait ;
C'était bien de chansons qu'alors il s'agissait!
Dame Mouche s'en va chanter à leurs oreilles,
Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail le Coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt !
J'ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Ca, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires:
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés."


Bonne soirée !

 
Fanfandi

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N°162 - Posté le 03/02/2005 à 16:53:24

Merci Christiane pour ces très beaux textes

 
Izalia

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Edité le 14/02/2007 à 09:28:38
N°163 - Posté le 03/02/2005 à 23:36:47

 
Izalia

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Edité le 14/02/2007 à 09:29:47
N°164 - Posté le 04/02/2005 à 20:51:39

 
Icare38

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N°165 - Posté le 05/02/2005 à 22:08:07

Merci Isabelle pour ces informations sur l'Argiope
Toute intervention des uns ou des autres est la bienvenue
Bonne soirée

 
Icare38

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Edité le 08/01/2007 à 10:33:58
N°166 - Posté le 05/02/2005 à 22:48:05

Bonsoir à tous !

Vous vous souvenez peut-être qu'en octobre je vous ai parlé d'un petit monstre surnommé "bombardier", qui doit son nom a ses prouesses défensives

Ce soir, je vais vous en dire encore quelques mots ...


L'un de ces bombardiers, le coléoptère "stenaptinus", vit au Kenya. Il mesure environ vingt-cinq millimètres mais c'est une petite terreur ! En effet, Il pulvérise sur ses ennemis un liquide corrosif à une température proche de 100°C

En Amazonie et à Madagascar, des voyageurs témoignent avoir ressenti une brûlure en touchant un bombardier.

Son arme ? Une paire de glandes anales, qu'il pointe en faisant pivoter son abdomen avec une extrême précision. Il localise son ennemi par le contact, à bout portant et ...

Des chercheurs ont découvert que des blattes, capables elles aussi de projeter un liquide répulsif sur leurs prédateurs, l'ont fait avec la même adresse après avoir été décapitées !

Donc, comment fait-il pour ne pas se brûler les pattes ? Les chercheurs ne sont pas encore parvenus à élucider ce mystère.
Par contre, des observations et analyses effectuées par des entomologues allemands ont permis de comprendre comment le jet du bombardier atteint cette température élevée …
Une glande anale secrète des hydroquinones et de l'eau oxygénée, emmagasinées ensembles mais inactivées. Lorsqu'un danger menace le bombardier, il ajoute un catalyseur, provoquant une transformation brutale sous forme de benzoquinones, substances toxiques à odeur forte, qui génère à son tour une réaction chimique "exothermique", c'est-à-dire accompagnée d'un dégagement de chaleur et d'une sorte d'explosion. L'expulsion est assurée par un violent dégagement d'oxygène accompagnée d'une pétarade nettement perceptible.

En France, nous avons aussi des bombardiers, mais de taille beaucoup plus modeste, à peine un centimètre de long. L'un est baptisé "brachynus exhalans", un autre "brachynus crepitans" (il s'agit de celui dont je vous ai déjà parlé en octobre). Tout comme leurs cousins tropicaux, ils vivent cachés sous des pierres ou des souches, non loin des étangs ou des cours d'eau.


A demain !

 
Izalia

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Edité le 14/02/2007 à 09:30:38
N°167 - Posté le 06/02/2005 à 14:09:23

 
Icare38

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Edité le 06/02/2005 à 14:12:49
N°168 - Posté le 06/02/2005 à 14:12:22

Super intéressante ton explication sur les mouches Isabelle !

Je suis passionnée par ce genre d'informations ...

 
Izalia

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Edité le 14/02/2007 à 09:32:39
N°169 - Posté le 06/02/2005 à 14:22:04

 
Fanfandi

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N°170 - Posté le 06/02/2005 à 15:46:50

Ben c'est génial d'avoir toutes ces explications , et surtout instructif

 
Icare38

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Edité le 08/01/2007 à 10:09:16
N°171 - Posté le 06/02/2005 à 16:38:52

Bonjour à tous !

Connaissez-vous la ventouse du palmier ?
C'est un coléoptère qui vit en Floride et dont le nom latin est "hemisphaerota cyanea" ce qui veut dire "hémisphère bleu foncé".

Elle doit son nom "ventouse du palmier" au fait qu'elle se nourrisse des feuilles lustrées de cet arbre auxquelles elle s'accroche avec une puissance telle que des régiments de fourmis ne peuvent l'en arracher. Araignées, oiseaux ou lézards n'en sont guère plus capables.

Quand elle se trouve en situation de danger, plusieurs options s'offrent à elle ...

Elle peut s'envoler mais le fait de déployer ses élytres puis ses ailes membraneuses risque de lui faire perdre un temps précieux.

Elle peut également se laisser choir sur le sol.

Mais une meilleure solution s'offre à elle, une solution très efficace qui consiste à jouer à la ventouse ! La nature l'a dotée d'une carapace chitineuse exceptionnellement lisse qui la rend difficilement saisissable.
Mais sa force principale réside dans ses pattes. En effet, ses tarses sont garnis chacun d'une épaisse couche d'environ 10.000 poils huileux à coussinets adhésifs.
Dès qu'un danger la menace, la chrysomèle qui marche habituellement "sur la pointe des pieds", se met à marcher sur la plante de ses six tarses, qui épousent alors la surface de la feuille. Grâce à un phénomène d'adhérence encore mal compris, la feuille de palmier et la chrysomèle se retrouvent soudées l'une à l'autre, comme deux plaques de verre liées par un film d'eau.
Pesant à peine dix milligrammes, sa résistance moyenne à une traction d'un gramme est d'une minute, son record étant d'avoir résisté à une traction de trois grammes pendant quelques secondes.

Mais alors, me direz-vous, comment peut-elle ensuite se décoller lorsque le danger est passé ? Elle commence par détacher une extrémité d'un tarse et progressivement le reste se détache.


Mais savez-vous que la chrysomèle a quelques cousins vivant en France ? Mais ils n'y sont pas les bienvenus car leurs ravages dans les cultures sont redoutés.

Le nom du plus célèbre doit rappeler de mauvais souvenirs à quelques-uns d'entre vous ... Il s'agit du doryphore appelé également "Colorado beatle".
C'est un grand voyageur, jugez-en !

Au siècle dernier, il vivait dans l'Ouest Américain, squattant les plantes solanacées sauvages. La ruée vers l'or a été son âge d'or, lui permettant de se multiplier grâce aux cultures de pommes de terre destinées à nourrir les pionniers.
Puis, il prit le train vers la côte est, où, en tant que passager clandestin dans le paquetage des G.I. de la Première Guerre Mondiale, il débarqua sur le continent européen.

Bonne journée !

 
Fanfandi

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N°172 - Posté le 06/02/2005 à 18:02:59

La nature est vraiment très surprenante et capable de choses bien étonnantes

 
Selniak

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N°173 - Posté le 06/02/2005 à 18:55:50

Christiane et Isabelle pour toutes ces explications et ces beaux textes en plus on en apprend beaucoup sur des espèces totalement inconnues

 
Icare38

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Edité le 26/01/2007 à 10:40:24
N°174 - Posté le 07/02/2005 à 13:09:26

Bonjour à tous !

Connaissez-vous le Criquet Cracheur ?
C'est un sacré petit malin, mais qui a trouvé plus malin que lui


Le criquet cracheur, "romalea microptera", appartient, tout comme les sauterelles, les grillons et les courtilières, à l'ordre des orthoptères. Il a de toutes petites ailes mais il ne vole pas. Grand (8 cm), d'allure nonchalente et de couleur vive, il est fait pour attirer les prédateurs qui sévissent dans les prairies du sud des Etats-Unis, où il se nourrit de végétaux.

Pour compenser ses faiblesses, il a dû mettre en oeuvre une stratégie très efficace. Lorsque des fourmis ou une araignée l'attaquent, il stridule soudain bruyamment et expulse par les flancs de son thorax une écume à l'odeur très forte et écoeurante.
Cette écume est formée par un mélange d'air expiré et d'un fluide sécrété par les tissus glandulaires associés à son système trachéal. La mousse ainsi produite se compose de milliers de bulles qui, en éclatant, dispersent un brouillard de substances répulsives, en particulier des quinones et des phénols.

Si le prédateur s'acharne, le criquet régurgite alors le contenu de son estomac, contenant des végétaux choisis particulièrement pour leur arôme repoussant pour ses ennemis, faisant ainsi battre en retraite la plupart d'entre eux.

Par contre, ça ne marche pas sur les oiseaux, très friands de ces criquets. Pour ne plus être dégoûtés par la tête malodorante de leur proie, ils la lui arrachent tout simplement, en le secouant énergiquement, puis ils dégustent le reste du corps.


Ce moyen de défense est très répandu parmi les orthoptères, notamment parmi les sauterelles. Certaines espèces de blattes sont aussi réputées pour leurs parfums répulsifs ou attractifs.

Bon après-midi à tous et à demain ...

 
Icare38

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N°175 - Posté le 07/02/2005 à 14:40:43

Merci Pascal pour ton intérêt et tes encouragements
Bon après-midi

 
Icare38

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Edité le 07/01/2007 à 20:05:31
N°176 - Posté le 08/02/2005 à 16:31:20

Coucou !

Aujourd'hui, c'est Mardi-Gras. Alors je vais en profiter pour vous raconter l'histoire de cet insecte qui voulait ressembler à un loup déguisé en agneau ...

Dans ce rôle nous trouvons la larve de chrysope verte "chrysopa slossonae". Elle mesure eniron huit millimètres et s'infiltre parmi les pucerons laineux de l'aulne pour les dévorer.

Mais ce n'est pas si simple car ces pucerons, des "prociphilus tessellatus" ont pour gardes du corps des fourmis "bergères" qui raffolent du miellat qu'ils sécrètent et qui montent fermement la garde, de crainte de se voir dérober leur précieux nectar.

Les pucerons, qui sont en train d'aspirer la sève de l'arbre, sont presque immobiles et se laissent volontiers "traire" par les fourmis, qui stimulent l'écoulement du miellat en les caressant de leurs antennes.

Malheureusement pour eux, ils sont tout aussi passifs devant la larve de chrysope qui enfoui sa tête armée de mandibules dans leur laine et s'en sert comme d'une petite fourche à deux doigts pour arracher de petites touffes de poils cireux, qu'elle applique ensuite sur son dos hérissé de crochets
En vingt minutes elle est ainsi camouflée des pieds à la tête par la laine des pucerons.
Ayant ainsi pu déjouer la surveillance ds fourmis, elle transperce les pucerons à l'aide de ses mandibules creuses, puis aspire leurs entrailles, ne laissant que leur enveloppe vide.

Dans les vergers français, on peut rencontrer d'autres chrysopes, des pucerons laineux et des fourmis "trayeuses" et le même scénario se rejoue !


La recherche agronomique française a utilisé certains de ces prédateurs pour lutter contre les invasions de pucerons."


Bonne journée !

 
Icare38

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Edité le 07/01/2007 à 20:12:53
N°177 - Posté le 09/02/2005 à 11:59:03

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, je vais vous parler des tenthrèdes, qui sont de véritables bombes de parfum ... De parfum ? Oui, mais quel parfum !

Les tenthrèdes sont des hyménoptères. Elles sont appelées également "mouches à scie", parce qu'au stade adulte elles portent une paire de stylets dentelés à l'extrémité de leur abdomen. Ces stylets leur servent à découper les végétaux dans lesquels elles pondent leurs œufs.

La larve de la tenthrède a trouvé un moyen très simple et efficace pour se protéger contre ses ennemis : elle régurgite son bol alimentaire, tout comme le criquet cracheur !
Dès qu'elle est en alerte, elle fait perler sur ses pièces buccales une gouttelette de fluide visqueux et aromatique provenant des feuilles de certains conifères américains et européens qu'elle a ingérées.

En Australie, vit une autre larve de tenthrède, la "pseudoperga", qui a élu domicile sur les eucalyptus.

Chez ces insectes, la maman couve littéralement ses petites larves, comportement très rare chez les insectes. En grandissant, les petites larves continuent à vivre groupées mais ont appris à se défendre par leurs propres moyens.

En effet, les petites larves emmagasinent l'essence odorante des eucalyptus dans une petite poche de leur oesophage, alors que l'alimentation passe directement dans leur estomac.

A la moindre alerte, elles dressent toutes ensemble leur queue et leur thorax muni de pattes. Elles crachent alors le fluide dont elles ont fait provision.
S'il s'agit d'une fausse alerte, elles le réaspirent pour le remettre en réserve.
Si, par contre, il s'agit réellement d'une agression, elles renversent leur tête en arrière pour se barbouiller d'essence odorante, qui fait fuire la plupart des prédateurs, et en particulier les oiseaux.


Ne sont -ils pas passionnants tous ces insectes ?

Bonne journée !


 
Izalia

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N°178 - Posté le 09/02/2005 à 12:57:19

 
Fanfandi

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N°179 - Posté le 09/02/2005 à 13:13:16

Superbe explication Isabelle , pour nos chers amis les moustiques

 
Lulu-poons

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N°180 - Posté le 09/02/2005 à 19:52:21

Merci pour cette explication détaillée Isabelle...
Perso, je n'aime pas trop les moustiques, en tout cas je veux bien qu'ils me prennent un peu de sang(j'ai toujours été généreuse ) mais les boutons j'aime pas !
Malheur au malheureux moustique qui rencontrera les ronflements de Lulu

 
Izalia

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N°181 - Posté le 09/02/2005 à 23:18:18

 
Icare38

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N°182 - Posté le 10/02/2005 à 12:31:14

J'adore tes infos Isabelle, tant au niveau du fond que de la forme ! ...
Merci pour ta participation active

 
Izalia

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N°183 - Posté le 10/02/2005 à 12:39:32

 
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N°184 - Posté le 10/02/2005 à 13:36:10

 
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N°185 - Posté le 11/11/2006 à 18:27:41

Christiane

retrouvé dans les archives

 
Icare38

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N°186 - Posté le 12/11/2006 à 12:58:45

Je vais très prochainement retravailler certains de ces textes afin qu'ils ne posent aucun problème.

Pendant ce temps, vous pouvez alimenter ce post
Toutes vos informations seront les bienvenues, dans la mesure où elles auront été rédigées par vous

Bonne semaine à tous et toutes

 
Icare38

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N°187 - Posté le 22/02/2007 à 18:20:25

Bonjour à tous et toutes !

Maintenant que tous les textes de ce post ont été réécrits, sauf ceux vieux de plus de 70 ans et dont l'origine est parfaitement identifiée, je vais recommencer à l'alimenter, en fonction de mes disponibilités.
Je vais commencer ce soir par vous parler du Bombyx du murier, ou ver à soie ...

Tout le monde connaît le Bombyx du mûrier (bombyx mori), nom qui signifie "ver à soie".


Il existe de nombreuses les légendes qui parlent de sa découverte. Voici l'une d'elles …

L'une de ces légendes veut que ce soit l'impératrice Xi Ling Shi qui soit à l'origine de cette découverte.
Au cours d'une promenade, elle découvrit les petites chenilles et, les touchant du doigt, elle sentit le petit fil de soie qui s'en échappait. Tirant dessus, elle eut la surprise de voir le fil s'allonger progressivement et, l'enroulant autour de son doigt, elle en ressentit la douce chaleur. Lorsqu'elle eut fini de dévider tout le fil, elle découvrit le petit cocon et compris immédiatement la provenance du fil. Cette découverte ne tarda pas à se propager autour d'elle, et nombreux furent les gens intéressés par cette magnifique soie.


En Chine, l'homme a commencé à élever le bombyx en captivité, il y a plus de quatre mille ans, pour recueillir la précieuse soie fabriquée par sa chenille. .Le bombyx s'est peu à peu transformé et il est progressivement devenu incapable de voler et de se nourrir sans aide.
De ce fait, le Bombyx du mûrier n'existe plus à l'état sauvage, même dans son pays d'origine, la Chine.


Une petite précision tout de même … Plusieurs papillons portent en français le nom de bombyx, mais le bombyx du mûrier ou "bombyx mori" est la seule espèce du genre Bombyx.


La femelle bombyx pond de 200 à 400 œufs, de la taille d'une graine. Mais le bombyx a une particularité biologique … Quatre à cinq jours après la fécondation, le développement de l'embryon s'arrête, c'est ce qu'on appelle la diapause;
Pendant quatre mois, cet embryon vit au ralenti, à une température de 22°C. C'est ce que l'on nomme l'estivation.
Pour redémarrer le développement des embryons, il faut les exposer à une température de 5 à 6°C pendant une durée allant de 3 à 6 mois maximum. C'est ce qu'on appelle l'hivernation.


La chenille du bombyx est du genre glouton, dévorant jour et nuit des feuilles de mûrier blanc. Ainsi va-t-elle se développer très rapidement et, après quatre mues, elle est apte à produire son cocon.
C'est pendant cette période de sa vie qu'elle sécrète un fil unique de soie brute, de 300 à 1500 m de long, fabriqué par des glandes spécialisées nommées sérigènes. Ce fil est destiné à fabriquer son cocon.

Elle se transforme donc en chrysalide et c'est à ce stade que s'achève la vie de la majorité des chrysalides.
Mais pourquoi donc une fin si brutale ? Pour les besoins humains !
En effet, pour faciliter le filage de sa soie, la chrysalide est immergée dans de l'eau bouillante.


Mais toutes les chrysalides ne connaissent pas une fin aussi tragique. En effet, certaines poursuivent le cours naturel de leur existence, pour qu'une fois devenues papillons, elles puissent se reproduire et assurer la survie de l'espèce.

 
Kikiwi

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N°188 - Posté le 22/02/2007 à 18:56:05

Merci Chris
C'est très intéressant
Lorsque j'étais enfant (je sais c'est loin), mes frère aînés élevaient des vers à soie, car nous avions un giganstesque mûrier dans le jardin
Je n'étais pas bien grande, 5ans, 6 ans peut-être mais je garde en mémoire l'odeur particulière de ces vers à soie
Je la reconnaîtrai entre toutes!
Pas aujourd'hui J'ai un gros rhume
Merci Christiane

 
Dilly

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N°189 - Posté le 22/02/2007 à 19:19:30

Merci Christiane
très intéressant , ma grand mère élevait des vers à soie et comme Nadette j'en ai gardé un bon souvenir, celà me rappelle mon enfance
merci encore ne nous faire découvrir de si belles choses

 
Nounou12

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N°190 - Posté le 22/02/2007 à 19:33:16

Bien remonté le post ,cela vas faire de la lecture et une bonne dose de culture générale a reprendre merci Christiane (même si tu nous fait passerdi coq aux ..insectes )
Tu aurais pu nous faire passer du coq a l'âne !!!Raté une autre fois peut être Christiane

 
Icare38

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N°191 - Posté le 22/02/2007 à 20:11:12

Désolée Maryse, mais pour l'âne, ce sera dans très très très longtemps, peut-être ...
Je préfère les animaux moins connus, ceux qui sont classés dans la catégorie "autres".

Oui, ce post est bien remonté, tout d'abord grâce à Stephan qui a pris le temps de me le ressortir des archives.
Et depuis, j'ai retravaillé les textes au fur et à mesure de mes disponibilités. Et maintenant c'est fini, ouf !


Vous aussi vous m'avez appris quelque chose : je ne savais pas qu'on pouvait élever ainsi des vers à soie !

Merci encore à toutes les 3 pour l'intérêt que vous manifestez pour ma prose

 
Icare38

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N°192 - Posté le 25/02/2007 à 18:54:50

Bonsoir à tous et toutes !

J'ai lu récemment un article qui m'a énormément étonnée.
Alors, le temps de le retravailler et je viens le partager avec vous ...

Savez-vous qu'aux Etats-Unis, les abeilles ont un rôle de travailleurs saisonniers ?

Les producteurs d'amandes Californiens ont absolument besoin d'abeilles pour assurer la pollinisation de leurs amandiers.

En février, c'est donc la grande migration de près des 3/4 des abeilles des Etats-Unis, soit un minimum de 10 milliards d'abeilles.
Pour transporter les ruches de tous les points des Etats-Unis, 2.200 semi-remorques seront nécessaires.

Un apiculteur ayant fait le voyage depuis le Dakota du Nord avec ses 3.700 ruches, estime que pour un mois d'activité, ses abeilles lui rapporteront 520.000 $, soit environ 400.000 €, La "location" d'une ruche pouvant rapporter jusqu'à 140 $ pour le mois.

Le même apiculteur, après avoir participé à la pollinisation des amandiers en Californie, conduira ses abeilles dans l'état de Washington pour participer à la pollinisation des pommiers.
Ensuite, tout le monde rentrera à la maison pour la saison du miel !

Il s'agit donc d'une activité fort lucrative, ayant de grandes chances de le devenir davantage encore.
En effet, les producteurs d'amandes Californiens prévoient une croissance de 30 % de leur activité d'ici 2010.

Le problème est que, bien loin d'augmenter, la population d'abeilles est en constante diminution, au grand dam des apiculteurs.
Quelles sont les raisons de cette baisse régulière ?

Les premiers responsables sont des mites exotiques, qui infestent quasiment l'ensemble des ruches du pays. Ces mites infectent les voies respiratoires des abeilles adultes et se nourrissent des larves.

Une autre cause est le syndrome d'effondrement de la colonie. Il s'agit d'un mal encore peu connu, mais dont les conséquences sont tragiques pour des colonies entières. Certains pensent que les pesticides pourraient être à l'origine de cette hécatombe.

Mais il semble que, par-dessus tout, le déplacement des ruches sur de longues distances stresse les abeilles. Celles qui n'en meurent pas sont fragilisées et donc vulnérables aux maladies.

Ces grands rassemblements d'abeilles, venues d'un peu tous les états, sont un facteur important de contamination, puis de dispersion des maladies lorsqu'elles sont de retour au pays.

D'autre part, les faire travailler à cette période de l'année va à l'encontre de leur nature. Dans leur lieu de résidence habituel, elles attendraient tranquillement la fin de l'hiver. C'est également une période pendant laquelle les abeilles se font rare.


Tout ceci justifie les tarifs exorbitants pratiqués, et qui ne vont cesser d'augmenter.

Sachant qu'il faut 5 à 6 colonies par hectare, cette pollinisation représente environ 20 % des coûts d'exploitation des producteurs d'amandes Californiens.

Face à ce problème de coûts, des solutions sont activement recherchées …

L'une de ces solutions pourrait être l'utilisation de certaines espèces d'abeilles ne produisant pas de miel, et qui ne sont donc pas élevées. Elles pourraient devenir de bonnes pollinisatrices.

Une autre solution consisterait à planter des amandiers auto pollinisateurs. Mais pour l'instant, ce projet n'en est qu'au stade de la recherche …

A très bientôt ...

 
Kikiwi

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N°193 - Posté le 25/02/2007 à 19:39:38

Bravo Christiane, c'est très intéressant

On peut dire que cet apiculteur a trouvé un bon filon en effet en promenant ses ruches ....
J'ose à