Eh ben, moi je suis la debut Novembre, je ne demenage pas et je reste sur P-A...
tes pitiis documentaires sur les tites betes de 6 pattes qui nous entoure m'interessent....
J'ecouterais donc avec plaisir(je lirais plutot) les histoires sur les insectes.... Bisoux
Cam
Tout d'abord, un grand merci à ceux qui m'ont fait part de leur soutien
Mes "réparations" (pas des vacances ! ...) se sont plutôt bien passées et je suis heureuse d'être à nouveau parmi vous
Par contre, je n'ai pas encore résolu tous mes problèmes de PC donc je vous demande encore un petit peu de patience.
Pour vous remercier de votre fidélité, un petit texte sur ... la progéniture des Hannetons !
Grand remue-ménage sous terre ! …
Qu’est-ce qui se passe ? Est-ce la guerre ?
Non, ce n’est qu’une gigantesque machine qui arpente le champ : un tracteur dont la charrue met la terre sens dessus dessous.
Ses habitants vermiformes, secoués dans tous les sens par cette formidable tempête, sont ramenés en surface.
Ils se tortillent tant qu'ils peuvent pour tenter de regagner leur abri souterrain, en particulier celui que l’on appelle "ver blanc" mais qui n'est pourtant pas un ver.
Il s’agit en fait de la larve du hanneton, insecte autrefois commun, mais devenu rare à cause des insecticides employés contre sa larve.
Celle-ci se nourrit de débris végétaux et de racines, et peut en effet occasionner d'importants dégâts aux cultures.
Après le passage de la machine, les larves qui auront échappé aux becs trop gourmands des oiseaux, s’enfonceront à nouveau dans le sol, pour s’abriter du froid hivernal, et elles y resteront trois ans avant de se transformer en nymphes.
Et si on reparlait un peu de la mante religieuse ?
C' est le seul insecte capable de suivre du regard ce qui capte son attention.
"Elle inspecte, elle examine, elle a presque une physionomie", disait d'elle Jean Rostand.
Cette troublante ressemblance avec les mimiques humaines n'a pas manqué de faire naître d'innombrables croyances.
Le nom de "mante" vient d'ailleurs du grec mantis, qui désigne une prophétesse.
Dans l'ancienne Rome, elle était considérée comme portant malheur.
Lorsque quelqu'un tombait malade, on soupçonnait la mante de l'avoir regardé !
En Afrique, les Bantous vénèrent les mantes comme des dieux-ancêtres.
Une espèce particulière de mante a été élevée au rang de divinité par les Hottentots pour lequels toute personne sur laquelle une mante s'est posée devient sacrée.
J'en ai si peu vu, et uniquement dans le sud... Il semblerait que ces insectes fascinants vivent bien plus au sud Où peut-etre y a-t-il une espèce derrivée dans le nord ? Toujours est-il que je n'en ai jamais vu chez moi
Coucou
Merci pour toutes les infos
J'ai déjà pris une mante religieuse dans ems mains... j'avoue que j,ai échappé un tout petit cris
Mais bon, elle était sympa
Je vous propose de passer toute la semaine en compagnie de notre amie le petit monstre vert, autrement dit la MANTE RELIGIEUSE
Si son histoire vous lasse, n'hésitez pas à écrire STOP ! ...
A partir de la seconde quinzaine d'août, on peut surprendre une mante religieuse occupée à chasser.
Sur une touffe d'herbes hautes, elle se fige dans une totale immobilité.
Le vert tendre de sa robe la dissimule aux yeux de sa proie.
Celle-ci, un criquet, grignote innocemment une feuille. Inconscient du danger, il avance droit vers la mante dont la petite tête pointue pivote vers l'intrus. Un léger mouvement pour apprécier la distance exacte qui la sépare du criquet, et elle lance en avant, en une fraction de seconde, ses pattes antérieures dites "ravisseuses".
Le malheureux criquet est saisi par ces deux solides pattes, avant d'avoir pu comprendre ce qui lui arrive. La mante commence par lui ronger la tête, puis elle le décapite, moins pour abréger ses souffrances que pour éviter ses ruades défensives.
Ensuite, la mante dévore thorax, abdomen, pièces charnues et succulentes, qui fondent à vue d'œil entre ses mandibules infatigables.
Après quoi, elle se débarasse des ailes et des pattes, comme s'il s'agissait de vulgaires épluchures.
Merci Muriel !
C'est le plus grand compliment que l'on puisse me faire, et le meilleur encouragement pour que j'aie envie de continuer
Un gros à ton fils
Suite de l'histoire de notre petit monstre vert, la ravissante mante religieuse ...
Pour attraper sa proie dès la première tentative, la mante dispose de deux armes de guerre taillées sur mesure : ses pattes ravisseuses. La partie terminale, prolongée par une griffe acérée, est hérissée de rangées de petites dents "anti-dérapantes".
Au repos, le tibia se loge dans une gouttière du fémur, bordée de fortes épines, tout comme la lame d'un canif se replie dans son manche !
Lorsqu'une proie est saisie par ces pattes, elle ne peut plus se dégager.
La plupart des mantes sont vertes, mais on peut en rencontrer des brunes ou des rousses, et d'autres, plus rarement, d'un beau jaune safran.
C'est au moment où les larves muent que se colorent leurs téguments.
Leur robe prend alors la teinte dominante du milieu où elles se trouvent, et la gardera à vie. Il lui faudra toujours se dissimuler sur des plantes ayant la même teinte.
Avant d'aller je vais vous parler des technique de chasse de notre petit monstre vert.
Si elle a affaire à une proie de taille – telle une grande sauterelle verte – la mante religieuse change totalement de stratégie. Plutôt que de se dissimuler, elle se campe fièrement face à la nouvelle venue, redresse son thorax, déjette sur le côté ses pattes ravisseuses, dévoilant à la base de ses bras deux figures en forme d'yeux, qu'elle tient habituellement cachées.
Ses ailes sont largement déployées, tandis que l'abdomen, parcouru de frémissements, frotte contre elles avec un bruit de papier froissé.
La malheureuse sauterelle demeure pétrifiée et en perd tous ses moyens, se laissant capturer sans réagir
La mante utilise aussi cette stratégie de la terreur face à ses prédateurs.
Un lézard affamé, devant la brusque métamorphose de sa proie, s'enfuira à toutes pattes. Et s'il ne réagit pas assez vite, quelques coups de pattes griffues sur le museau suffisent à le convaincre d'abandonner la partie.
Mais face à des ennemis plus corpulents, tel le hibou petit-duc ou la chouette chevêche, ce moyen de défense fait long feu.
Aujourd'hui, je vais vous parler des amours de notre petite ogresse verte. Mais, âmes sensibles, s'abstenir ! ...
Les amours de la mante dégagent un tenace parfum de scandale ...
Quel couple étrange ils forment ces deux-là !
Lui, fluet, nerveux, elle, imposante, bien incapable de voler malgré ses grandes ailes.
Pour approcher l'élue de son coeur, le mâle a développé une stratégie de sauvegarde, que l'on peut comprendre ! Il attend que l'élue regarde dans une direction opposée à la sienne avant d'esquisser le moindre pas et avance centimètre par centimètre.
Quand il touche enfin au but, il bat brièvement des ailes et, en un éclair il bondit sur le dos de sa belle .
Il s'accroche de toutes ses forces au thorax de la femelle avec ses maigres pattes ravisseuses, tandis que ses pattes arrière lui enserrent l'abdomen, immobilisant ses ailes.
Un mâle imprudent ou trop rapide risque d'alerter la femelle qui, alors, lance ses pattes meurtrières vers lui et le dévore aussitôt.
Cela ne vous a pas donné quelques frissons ?
Je vous donne rendez-vous ce soir pour la suite de ces amours tumultueuses
Comme promis, voici la suite des brèves amours de notre mante croqueuse d'hommes , oh pardon ! croqueuse de mâles
"Même pour l'heureux élu qui a gagné les faveurs de sa belle, l'avenir n'est pas toujours radieux.
L'accouplement se prolonge parfois plus de deux heures. Le mâle frotte ses longues antennes filiformes contre celles de sa partenaire, ponctuant ainsi le mouvement des abdomens.
Mais parfois cela tourne au drame. La dame se retourne vers son compagnon et entreprend de lui grignoter la tête. Parfois même, une bonne partie du thorax disparaît entre les mandibules de l'ogresse ce qui n'empêche pas le mâle de continuer sa tâche avec ce qui lui reste du corps. Il n'essaie même pas de fuir, la pulsion génétique étant la plus forte. Son ardeur semble même en être renforcée, les mouvements de son abdomen se faisant plus amples et plus vifs.
Tout ceci s'explique par le fait que chez le mâle, les centres cérébraux exercent un contrôle inhibiteur sur les mouvements de l'accouplement, si bien que, privé de tête, il devient un automate sexuel très performant !
D'autre part, on ne peut parler de cerveau véritable chez les insectes. Tout au plus existe-t-il au niveau de la tête une concentration de ganglions plus ou moins fusionnés, complétée par un chapelet de ganglions disséminés tout au long du corps.
Cette architecture nerveuse, "éclatée" en éléments multiples, permet à l'insecte d'exécuter des tâches complexes alors même qu'on lui a ôté la tête !
La femelle elle-même est capable de marcher, de s'accoupler et de pondre, même si elle est décapitée !
Alors, encore quelques explications à propos du petit monstre vert, parfois brun.
En fait, c'est plutôt une grande solitaire et une grande distraite (vous allez comprendre pourquoi) !
Toutes les observations concernant ses amours ont été effectuées sur des animaux vivant en captivité. Il est fort possible que, dans la nature, le mâle ait plus de facilités pour déguerpir après l'accouplement.
Quoi qu'il en soit, si la mante dévore son mari, c'est davantage par distraction que par perversité !
C'est une chasseresse solitaire, qui ne connaît pas ses semblables.
Cet insecte fluet, perché sur son dos à portée de mandibules, comment ne le confondrait-elle pas avec une simple proie ?
Je vais terminer l'histoire de notre petit monstre vert sur une note sympathique !
Après s'être montrée une épouse dangereuse, la mante devient une mère pleine de prévoyance.
Vers la fin du mois de septembre, elle choisit un lieu de ponte : grosse pierre, rondin, souche de vigne, arbuste, voire des sites moins naturels tel un vieux vélo rouillé.
Elle sécrète, par l'extrémité de son abdomen, une sorte d'écume blanchâtre qui se solidifie rapidement à l'air. Il s'agit de l'oothèque, contenant quelque trois cents œufs
(le terme oothèque signifie "boîte à œufs").
Au mois de mai, une nouvelle génération de mantes fait son apparition. Du grand nombre d'oeufs pondus, il ne reste le plus souvent que quelques rescapées, car notre petit monstre vert voit très souvent sa descendance exterminée par de minuscules parasites.
Une guêpe toute noire, longue de deux millimètres - la Mantibaria manticida - se fixe à l'aisselle d'une mante femelle, là où son hôtesse ne peut l'atteindre d'un coup de patte et perd ses ailes.
Au moment de la ponte, elle dépose ses propres œufs au milieu de l'oothèque. Il en naîtra des larves qui se développeront aux dépens de la mante. Les enfants de ce petit monstre sont dévorés par les plus chétifs des insectes !
Mais, encore une fois, la nature a bien fait les choses ...
Une seule mante pouvant pondre en moyenne deux à trois oothèques, la petite guêpe noire permet de réguler cette explosion démographique qui risquerait d'être fatale aux mantes religieuses !
Aujourd'hui, 2 petits textes sur les araignées ...
Les glandes secréteuses des arachnides peuvent fabriquer différentes qualités de soie, en fonction de l'usage qui va en être fait (cocon, toile ou fil de capture).
Par exemple, un fil de capture devra être particulièrement résistant et élastique.
Les propriétés de cette soie intéressent les industriels et l'armée.
Une identification du gène codant sa fabrication permettrait d'envisager de nombreuses applications telles que des revêtements pour l'aéronautique, des casques légers et solides, des gilets pare-balles, des fils de sutures bien tolérés, ...
Des études sur le sujet sont menées aux Etats-Unis.
Connaissez-vous une araignée inapte à tisser sa toile ? Et qui change de couleur pour mieux s'adapter à la saison ou à son environnement ? Blanche sur les marguerites, elle peut devenir jaune en quelques jours pour se promener sur les gerbes d'or.
Quand on est une araignée incapable de tisser une toile, comment assure-t-on sa subsistance ? Eh bien, pas mal, merci ! répond l'araignée crabe (ou thomise), spécialiste en embuscades.
Invisible grâce à ses facultés d'adaptation, elle guette sa future proie. Lorsqu'un insecte imprudent se hasarde vers elle, elle le saisit par la tête puis le paralyse avec son venin, avant de s'en délecter
Cette histoire pourrait avoir pour titre "Je t'aime, moi non plus"
Que penser des relations de parasitisme qu'entretiennent les passiflores, ou fleurs de la passion, et les papillons Heliconius. Un nouveau duo fleur papillon … version je t'aime, moi non plus ! !
Pour se défendre contre les nombreux insectes qui la convoitent, la Passiflore sécrète des substances toxiques auxquelles aucun arthropode ne peut résister. Aucun arthropode ? Si, un seul, le papillon Heliconius qui, non seulement a développé une bonne résistance aux poisons secrétés par la Passiflore, mais l'utilise comme nursery !
Pour ce faire, la femelle Heliconius repère la plante par son odeur et la forme de ses feuilles, puis elle pond ses oeufs jaune clair sur l'extrémité des pousses, à moins qu'une autre femelle ne l'ait devancée.
Dès leur éclosion, les chenilles se jettent voracement sur les feuilles.
Affaiblie par cette défoliation, la plante devient incapable d'atteindre sa maturité sexuelle, donc de produire des graines. Grave danger pour la survie de son espèce ! … Il a donc fallu que la Passiflore développe d'autres armes pour lutter contre ce parasite.
Le long de ses pousses, elle fait apparaitre des taches jaunes, imitant les œufs du papillon, et celui-ci n'y dépose pas sa progéniture, jugeant la place déjà occupée.
La plante a également développé des dispositifs "anti-chenille", comme de minuscules piques couvrant la feuille. Au moindre déplacement, la chenille est transpercée.
Enfin, la passiflore s'est alliée avec des fourmis qu'elle attire en sécrétant du nectar. Avides de récolter cette douceur, les fourmis détruisent toute chenille se trouvant sur leur passage.