J'ai vu le loup,
le renard et la belette
Chanson bretonne. Quelques explications :
· cheuler ; boire à la pinte
· rebeuiller ; épier
· rechigner ; imiter
. revirer : fait danser
J'ai vu le loup, le r'nard et la belette
J'ai vu le loup, le r'nard cheuler
C'est moi-même qui les ait r'beuillés
J'ai vu le loup, le r'nard et la belette
C'est moi-même qui les ait r'beuillés
J'ai vu le loup, le r'nard cheuler.
J'ai vu le loup, le r'nard et la belette
J'ai vu le loup, le r'nard chanter
C'est moi-même qui les ait r'chignés
J'ai vu le loup, le r'nard et la belette
C'est moi-même qui les ait r'chignés
J'ai vu le loup, le r'nard chanter.
J'ai vu le loup, le r'nard et la belette
J'ai vu le loup, le r'nard danser
C'est moi-même qui les ait r'virés
J'ai vu le loup, le r'nard et la belette
C'est moi-même qui les ait r'virés
J'ai vu le loup, le r'nard danser.
La Baleine
Comme un arche des grands ponts, La baleine qui promène sa bedaine,
Ouvre sa gueule aux poissons, qui visitent, qui visitent, qui visitent ses fanons.
Le plus grand des cétacés,
La baleine qui promène sa bedaine,
Engouffre les crustacés, par myriade, par myriade, par myriade, c'est assez!
Pitoyable aux harengs frais,
La baleine qui promène sa bedaine,
Les recueille en son palais, loin des mailles, loin des mailles, loin des mailles des filets
Elle dit en pendant à soi,
La baleine qui promène sa bedaine,
Que le peuple des anchois, dans la tonne, dans la tonne, dans la tonne n'est pas roi.
En été comme en hiver
La baleine qui promène sa bedaine,
Ouvre son marché couvert
Aux mollusques, aux mollusques, aux mollusques de la mer.
Son rince-bouche avalant
La baleine qui promène sa bedaine,
Par les trous de ses évents
Tousse et crache, tousse et crache, tousse et crache impoliment.
Bonne mère à grand tintouin
La baleine qui promène sa bedaine,
Est toujours aux petits soins pour le gosse, pour le gosse, pour le gosse du marsouin.
Après le beau temps, la pluie,
La baleine qui promène sa bedaine,
Charpente les parapluies, nos tom-pouces, nos tom-pouces, nos tom-pouces d'aujourd'hui.
Un p'tit gamin la mine très légère
De ses parents était l'enfant gâté
Tout en faisant l'école buissonnière
On l'entendait à tue tête chanter :
oh la, oh lala - oh la oh la oh lala - oh la oh lala - oh la oh lala
Dans un verger notre petit bonhomme
Vit un pommier et se laissa tenter
Tout en bourrant ses deux poches de pommes
On l'entendait à tue tête chanter : miam miam.....
Le garde-champêtre derrière l'enfant qui trotte
Lacha son chien comme sur un voleur
Le chien l'attrape par le fond'sa culotte
Et le gamin s'égosille tout en pleurs : aie, aie aie.....
Le lendemain, à l'école du village
Son maitre lui dit : te voilà bien puni
À l'avenir promets moi d'être sage
Et de chanter avec tout tes amis : oh la, oh lala.......
Plume d'élan
Refrain : La devise des Peaux Rouges heureux,
C'est qu'un indien prudent en vaut deux.
Cow-boys et bisons, quelle circulation !
Sur le sentier, faut faire attention !
Ceux qui courent à tort et à travers
Ont des accidents même dans l'désert !
Faut être prudent, si l'on veut vraiment
Etre le dernier des Mohicans.
Pour freiner, faut serrer les deux freins,
Traverser, faut regarder au loin.
Faut savoir s'asseoir à l'arrière des autos
Et ne pas rêver quand on se promène à vélo.
refrain
Et la nuit, à pied ou à vélo,
Si on veut être vu des autos,
Faut porter des vêtements lumineux,
Ca ne suffit pas que l'on vous voit le blanc des yeux.
refrain
En voiture, faut jamais déranger
Le chauffeur est bien trop occupé
Par les autos qui viennent de partout,
Même si tu l'aimes, il faut pas lui sauter au cou.
refrain
Au feu vert, les autos peuvent foncer,
Au feu rouge, elles doivent s'arrêter.
C'est pour ça que quand on est futé,
On attend le rouge pour commencer à traverser.
Le petit chat
C'est un petit chat noir, effronté comme un page.
Je le laisse jouer sur ma table, souvent.
Quelquefois, il s'assied, sans faire de tapage.
On dirait un joli presse papiers vivant.
Ses yeux, jaune et bleu, sont comme deux agates ;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc. Edmond Rostand
Les Musardises
Le Petit Chat
C'est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.
Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge ;
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces minets tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.
Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.
Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
La frôle, puis, à coups de langue très petits,
Il le happe ; et dès lors il est à son affaire
Et l'on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.
Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat.
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.
Alors il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini.
Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.
Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates ;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.
Edmond ROSTAND (1868-1918)
(Recueil : Les musardises)
Au bord d'une mare
Un p'tit canard
Qui prenait tout pour du nougat d' Montélimart
Stupéfaction un jour de son bec
Vit s'envoler des p'tits ballons
Des p'tits ballons
Me dira-t-on
Pourquoi donc ?
Simplement parce que le caneton
Coin coin coin
N'allons pas plus loin
Simplement parce que le caneton
Avait mangé des bouts d'savon
Coin coin
Mais de la mare
Tous les têtards
Et les grenouilles qui dormaient sur les nénuphars
Désolation firent un plongeon
Dans le tréfonds
Et puis crevèrent par émotion
Par émotion me dira-t-on
Pourquoi donc
Simplement parc'qu'un des ballons
Coin coin coin
Simplement parc'qu'un des ballons
Dans l'air avait fait explosion
Coin coin
Alors la mare
Sans crier gare
Envahit les terriers et les trous à renard
Complication
Toute la région
Connut alors les horreurs de l'inondation
Inondation me dira-t-on
Pourquoi donc ?
Simplement parce que les poissons
Coin coin coin
N'allons pas plus loin,
Simplement parce que les poissons
Pleuraient les morts de l'explosion
Coin coin coin
Mais le soleil grave et vermeil
Qui pour sécher la terre n'a pas son pareil
But sans façon mare et poissons
Si bien qu'on entendit plus parler du caneton
Plus de caneton me dira-t-on
Pourquoi donc ?
Simplement parce que le caneton
Coin coin coin
N'allons pas plus loin
Simplement parce que le caneton
Fut cuit pendant l'opération
Coin coin René Paul Groffe- Zimmermann
Les chansons de Bob et Bobette - 1929-1937
Les recettes des sorcières
P.Jaymes, P.Glaeser, 2003 REFRAIN 1
Dans le livre de recettes
Des sorcières du monde entier
C’est tout à la bonne franquette
Quand le sort en est jeté ! REFRAIN 2
En hors-d’œuvre, un sortilège
Un mauvais œil au p’tit déj’
A chacun son maléfice
Envoûtement, sacrifice !
Pour changer une petite fille
En crapaud qui dégobille
Mettre six poils de moquette
Au milieu d’une omelette
Puis faire dorer dans le four
Deux limaces et un yaourt
Mélanger à la cuillère
Dans du jus de serpillière ! REFRAIN 1 + REFRAIN 3
Laissez-vous donc envoûter
Par les formules magiques
De ces vieilles mamies voûtées
Ces dévotes sataniques !
Pour transformer son p’tit frère
En corneille déplumée
Tremper deux bouts de gruyère
Dans de la morve en purée
En barbouiller ses oreilles
Jusque sur le bout du nez
En lui grattant les orteils
A dada, sur le bidet ! REFRAIN 1 + REFRAIN 4
Allons tous nous régaler
Des potions, des élixirs
Puis, partons sur nos balais
Pour ne jamais revenir !
Au menu, soupe de gris-gris
A la moisissure de prune
A déguster entre amis
A minuit, au clair de lune
Vous reprendrez bien une louche
De tartines aux yeux de mouches
Qui font repousser les dents
Des vampires et des enfants !
Je suis né par hasard
De mon père... de ma mère... des qualités
J'ai hérité
Et si tu sais m'aimer,
Je te promets fidélité.
Je te demanderai quelques caresses
Pour libérer ma tendresse,
Un panier pour dormir
Si tu veux me l'offrir
Et puis, pour me nourrir
Quelques restes à finir.
Nous irons si tu veux
Promener au soleil
Et contempler tous deux
La nature qui s'éveille.
Comme toi j'ai un coeur
Et j'aspire au bonheur.
Toi, qui recherches l'Amour
Parmi les humains,
Pour toujours,
Je te donne le mien !
Poème écrit le 6 février 1992 par Josiane en souvenir
de son chien Tarzan adopté à la SPA, et de tous ses compagnons de misère.
LA FLEUR
Oh ! la joile fleur dans la vitrine !
Oui c'est un petit pavot blanc.
Je ne vous parle pas des petits pavots,je vous montre la fleur d'en bas.Tachetée de clair et de sombre,veloutée avec deux gouttes de rosée qui brillent,et de grandes étamines blanches pointues
...
Tiens,je me trompais,ce n'est pas une fleur,c'est un chat.
COLETTE
La fourmi veut pas donner son miam miam
la fourmi veut pas donner son miam miam
la fourmi n'est pas prêteuse
c'est une vieille embéteuse
plutôt crever que donner un gramme
gramme gramme gramme gramme
la fourmi veut pas donner son miam miam
la fourmi veut pas donner son miam miam
ses parents avaient du pèze
des troupeaux de puces en Corrèze
une chaîne de fourmilières du blé des diams
diam diam diam diam
la fourmi veut pas donner son miam miam
{Parlé:}
a n'était ne fois ptite froumi relasque
por ne que navait ne steréo fifi ne mini crasquette
ne lave crecelle branque et ne frigérateur
La cigale est dans le show business ness
mais elle ne veut pas montrer ses fesses
fesses
alors pour bouffer quand même
elle va au buffet du midem
elle butine dans les coktails à Cannes
Cannes Cannes Cannes Cannes
La fourmi veut pas donner son miam miam
{Parlé:}
grinng !
tiens qui ne c'est qui grinng ?
c'est ne cicrane superstar qui ne vient chercher ne froumi
pour ne faire ne némission navis de recherche à la télé
cet ne suppose que ne vient faire ne grosse bouffe ?
oh juste ne ptetite bouffe coco !
ellez ne faire foute ne mythomiam (slam)
ah ! mais c'est ne pétasse !!!
La fourmi veut pas donner son miam miam
la fourmi veut pas donner son miam miam
La cigale se shoote au DTT
are krishna l'a récupérée rée
mais prier dans une secte
ça nourrit pas son insecte
je n'ai rien à manger c'est un drame
drame drame drame drame
la fourmi veut pas donner son miam miam
{Parlé:}
grinng !
tiens, que ne c'est qui grinng ?
mamour mamour, c'est ne bronze de Khrishna
et que ne veut le va pieds nus ?
et ne vient néchanger le miam de l'esprit
contre le miam du frigérateur
allez ne faire foute ne saltimbranque (slam! )
ah ! mais c'est nérétique !!!
La fourmi veut pas donner son miam miam
la fourmi veut pas donner son miam miam
moi j'en ai raz les antennes
j'vais déglinguer La Fontaine
ce macho qui n'aime pas les cicranes
crane crane crane crane
La fourmi veut pas donner son miam miam Michel Saillard - Jean-Claude Cosson / orchestration : Rachid Bahri