Que je suis contente, Elle aura sa place sur ce site lorsque l'on voit son amour pour ses animaux
Moi j'ai retrouvé un cahier de poésie de ma maman lorsqu'elle était enfant et je vais en choisir quelques unes que je mettrais sur pa (ce n'est pas ma maman qui les a écrite...)
Elle aurait pu...
Mon chien Muscat devient un vrai petit fou à la campagne.
C’est sans doute l’effet du grand air.
Il prend un plaisir infini à effaroucher les poules qui détalent de toutes leurs jambes ébouriffées et criant à s’étrangler
Chaque fois il se retourne pour voir si on l’admire
Tout gonflé d’orgueil par ses victoires sur les canards et les poules, Muscat a pensé que rien ne pouvais plus lui résister. Il se croyait pour sur un petit Napoléon.
Voila qu’au détour du chemin, il attaque des chèvres qui broutaient tranquillement.
Le petit chevreau surpris en deux bonds a gagné le haut du coteau. Mais la mère chèvre est restée à sa place en se contentant de baisser un peu ses grandes cornes.
Alors Muscat épouvanté, les oreilles rabattues s’est sauvé dans nos jambes pendant que la bique riait dans sa barbichette et nous riions tous aussi, si bien que Muscat en colère s’est relancé avec rage sur la chèvre qui a recommencé à pointer les cornes.
Et mon chien de courir
Alanic Mathilde. (Angers 1864 – 1948), femmes de lettres. Élève de Bergson à l'école supérieure des lettres d'Angers, elle publie plus de trente romans, ...
Je viens de passer un merveilleux moment à relire les petites histoires de mon enfance. Merci mille fois à tous ceux qui ont pensé à recueillir tous ces souvenirs. Je n'avais pas encore eu l'occasion de venir sur ce post mais c'est promis je reviendrai.
Et les souvenirs remontent à la surface grâce à toutes ces belles histoires. Voici un doux souvenir de "La Vache" (il ne nous manque que la musique)
As-tu vu la vache
Qui avait les yeux bleus ?
Toujours à la tâche
Elle faisait d'son mieux
Avec sa petite queue nature
Terminée par un plumet
Elle battait la mesure
Pendant qu'les oiseaux
chantaient
Et les boeufs et les boeufs
Et les boeufs aimaient ma vache
Mais ma vache, mais ma vache
N'en aimait aucun d'eux
Elle aimait un taureau olé olé
Qu'elle avait vu à Bilbao
A la foire aux bestiaux
C'était un fort, c'était un gros
C'était un beau taureau costaud
Olé olé
Dors petite rose, dors
Aux joues roses, dors.
Des carabes d’or
Bercent ton lit rose
A ton rouet d’or
Le grillon sommeille
Et la blonde abeille
Dans la treille dort
Si tu ne t’endors
La grosse araignée
Pendue au fil d’or
Va te dévorer
Dors, roseaux joues rondes
Le monde s’endort
Et l’oiseau des songes
Ouvre son bec d’or Maurice Carême
La lanterne magique
Une mouche compte ses pattes
deux et deux ça m'en fait quatre
Quatre et deux ca m'en fait six
Quand je fais de l'exercice
Et quand je marche au plafond
Six pattes ca m'est bien utile
Comme je plains les poissons
Les poissons et les reptiles
Je ne sais pas comme ils font merci à Nadine
Magnifique Françoise, je suis contente de te retrouver ici. Il est un peu triste ton petit chien roux mais la suivante sera plus joyeuse. Très heureuse de te trouver sur ce site qui nous renvoit à notre enfance. Que souhaiter de mieux ?
v'là l'bon vent
Derrière chez nous y a un étang,
trois beaux canards s'y vont nageant.
Y en a deux noirs, y en a un blanc.
V'là l'bon vent, v'là l'joli vent,
v'là l'bon vent, ma mie m'appelle.
V'là l'bon vent, v'là l'joli vent,
v'là l'bon vent, ma mie m'attend.
Le fils du roi s'en va chassant
avec son grand fusil d'argent;
mire le noir et tue le blanc.
V'là l'bon vent ... (etc.)
O fils du roi, tu es méchant
d'avoir tué mon canard blanc.
Par-dessous l'aile il perd son sang.
V'là l'bon vent ... (etc.)
Par les yeux lui sort des diamants
et par le bec l'or et l'argent.
Toutes ses plumes s'envolent au vent.
V'là l'bon vent ... (etc.)
Trois dames s'en vont les ramassant.
C'est pour en faire un lit de camp
pour y coucher tous les passants.
V'là l'bon vent ... (etc.)
Chanson populaire du 18 eme siècle
chanté par : Raymond Legrand, Colette Renard, Mathé Althéry, Marie Laforêt, Nana Mouskouri, Guy Béart, Annabel Buffet, Dorothée
Françoise, je les connaissais toutes mais elles étaient si loin et je me revois dans la cour de récréation.
Tous ces souvenirs lointains ne peuvent disparaître. J'en ferais bien un petit livre pour les petits-enfants de ma soeur. Gros bisou et bravo. Bon dimanche à tous.
Qui se souviendrait d'une chansonnette de cour de récré sur laquelle deux filles se tenaient les mains croisées et chantaient et dansaient au milieu d'un cercle d'amies?
Ah la voici la voici la voilà
Celle que mon coeur aime
Ah la voici la voici la voilà
Celle que mon coeur aimera
Je ne me rappelle que de cela et nous prenions de la vitesse jusqu'à la chute
Oh, merci beaucoup Lili , je suis super contente. Et pourtant j'avais le début avec le bocage puis un énorme trou de mémoire... je déteste cela... et voilà qui fait travailler nos neurones en s'amusant.
Super.
M'en revenant de Nantes
J'étais bien fatigué
Auprès d'une fontaine
Je me suis reposé.
Ah! j'l'attends, j'l'attends, j'l'attends
Cellei que j'aime que mon coeur aime
Ah! j'l'attends, j'l'attends, j'l'attends
Celle que mon coeur aime tant.
Auprès d'une fontaine
Je me suis reposée
J'ai trouvé l'eau si claire
Que je m'y suis baignée.
Ah! j'l'attends, j'l'attends, j'l'attends
Celle que j'aime que mon coeur aime
Ah! j'l'attends, j'l'attends, j'l'attends
Celle que mon coeur aime tant.
Une araignée sur le plancher
se tricotait des bottes
Dans un flacon un limaçon
enfilait sa culotte
J'ai vu dans le ciel une mouche à miel
Pincer sa guitare
Un rat tout confus sonner l'angélus
Au son d'la fanfare
La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux:
Son petit faon délicieux
A disparu dans la nuit brune.
Pour raconter son infortune
A la fôrêt de ses aïeux,
La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux.
Mais aucune réponse, aucune,
A ses longs appels anxieux!
Et, le cou tendu vers les cieux,
Folle d'amour et de rancune,
La biche brame eu clair de lune.
Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d'avril qui croulent au soleil ;
Mais, ferme et d'un blanc mat, vibrant sous le zéphire,
Sa grande aile l'entraîne ainsi qu'un blanc navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux,
Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe,
Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,
Il serpente, et, laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d'une tardive et languissante allure.
La grotte où le poète écoute ce qu'il sent,
Et la source qui pleure un éternel absent,
Lui plaisent ; il y rôde ; une feuille de saule
En silence tombée effleure son épaule.
Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l'azur,
Il choisit, pour fêter sa blancheur qu'il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.
Puis, quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
A l'heure où toute forme est un spectre confus,
Où l'horizon brunit rayé d'un long trait rouge,
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,
Que les rainettes font dans l'air serein leur bruit,
Et que la luciole au clair de lune luit,
L'oiseau, dans le lac sombre où sous lui se reflète
La splendeur d'une nuit lactée et violette,
Comme un vase d'argent parmi des diamants,
Dort, la tête sous l'aile, entre deux firmaments.