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Muscat

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N°2561 - Posté le 30/04/2006 à 19:37:59

Merci Béa. J' adore ta Coccinelle. Je vais mettre un commentaire.

 
Patachou

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N°2562 - Posté le 30/04/2006 à 20:12:26

Il est magnifique ton poème Sonia
et merci
Nadette

 
Kristen

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Edité le 30/04/2006 à 20:15:53
N°2563 - Posté le 30/04/2006 à 20:15:16

Il est superbe Sonia bravo !

 
Muscat

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N°2564 - Posté le 30/04/2006 à 20:31:55

Merci Kristen, merci Mumu.

 
B.poupouil

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Edité le 06/05/2006 à 21:33:49
N°2565 - Posté le 06/05/2006 à 18:53:41

Ah ! Gringoire, qu'elle était,jolie la petite chèvre de M. Séguin ! qu'elle était,jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande ! C'était presque aussi charmant que le cabri d'Esméralda, tu te rappelles, Gringoire ? - et puis, docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l'écuelle. Un amour de petite chèvre...

M. Séguin avait derrière sa maison un clos entouré d'aubépines. C'est là qu'il mit la nouvelle pensionnaire.

Il l'attacha à un pieu, au plus bel endroit du pré, en ayant soin de lui laisser beaucoup de corde, et de temps en temps, il venait voir si elle était bien. La chèvre se trouvait très heureuse et broutait l'herbe de si bon coeur que M. Séguin était ravi.



- Enfin, pensait le pauvre homme, en voilà une qui ne s'ennuiera pas chez moi !



M. Séguin se trompait, sa chèvre s'ennuya.

Un jour, elle se dit en regardant la montagne :



- Comme on doit être bien là-haut ! Quel plaisir de gambader dans la bruyère, sans cette maudite longe qui vous écorche le cou !... C'est bon pour l'âne ou pour le boeuf de brouter dans un clos !... Les chèvres, il leur faut du large. .



À partir de ce moment, l'herbe du clos lui parut fade.

l'ennui lui vint. Elle maigrit, son lait se fit rare. C'était pitié de la voir tirer tout le jour sur sa longe, la tête tournée du côté de la montagne, la narine ouverte, en faisant Mê.!... tristement.

M. Séguin s'apercevait bien que sa chèvre avait quelque chose, mais il ne savait pas ce que c'était... Un matin, comme il achevait de la traire, la chèvre se retourna et lui dit dans son patois :



- Écoutez, monsieur Séguin, je me languis chez vous, laissez-moi aller dans la montagne.

- Ah ! mon Dieu !... Elle aussi ! cria M. Séguin stupéfait, et du coup il laissa tomber son écuelle ; puis, s'asseyant dans l'herbe à côté de sa chèvre :

- Comment, Blanquette, tu veux me quitter !



Et Blanquette répondit :

- Oui, monsieur Séguin.

- Est-ce que l'herbe te manque ici ?

- Oh ! non ! monsieur Séguin.

- Tu es peut-être attachée de trop court, veux-tu que j'allonge la corde ?

- Ce n'est pas la peine, monsieur Séguin.

- Alors, qu'est-ce qu'il te faut ? qu'est-ce que tu veux ?

- Je veux aller dans la montagne, monsieur Séguin.

- Mais, malheureuse, tu ne sais pas qu'il y a le loup dans la montagne... Que feras-tu quand il viendra ?...

- Je lui donnerai des coups de cornes, monsieur Séguin.

- Le loup se moque bien de tes cornes. Il m'a mangé des biques autrement encornées que toi... Tu sais bien, la pauvre vieille Renaude qui était ici l'an dernier ? une maîtresse chèvre, forte et méchante comme un bouc. Elle s'est battue avec le loup toute la nuit... puis, le matin, le loup l'a mangée.

- Pécaïre ! Pauvre Renaude !... Ça ne fait rien, monsieur Séguin, laissez-moi aller dans la montagne.

- Bonté divine !... dit M. Séguin ; mais qu'est-ce qu'on leur fait donc à mes chèvres ? Encore une que le loup va me manger... Eh bien, non... je te sauverai malgré toi, coquine ! et de peur que tu ne rompes ta corde, je vais t'enfermer dans l'étable et tu y resteras toujours.



Là-dessus, M. Séguin emporta la chèvre dans une étable toute noire, dont il ferma la porte à double tour.

Malheureusement, il avait oublié la fenêtre et à peine eut tourné, que la petite s'en alla...Tu ris, Gringoire ? Parbleu ! je crois bien ; tu es du parti des chèvres, toi, contre ce bon M. Séguin... Nous allons voir si tu riras tout à l'heure.

Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n'avaient rien vu d'aussi joli. On la reçut comme une petite reine. Les châtaigniers se baissaient jusqu'à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d'or s'ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu'ils pouvaient. Toute la montagne lui fit fête.

Tu penses, Gringoire, si notre chèvre était heureuse !

Plus de corde, plus de pieu... rien qui l'empêchât de gambader, de brouter à sa guise... C'est là qu'il y en avait de l'herbe ! jusque par-dessus les cornes, mon cher!... Et quelle herbe! Savoureuse, fine, dentelée, faite de mille plantes... C'était bien autre chose que le gazon du clos. Et les fleurs donc !... De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux !...

La chèvre blanche, à moitié soûle, se vautrait là-dedans les jambes en l'air et roulait le long des talus, pêle-mêle avec les feuilles tombées et les châtaignes... Puis, tout à coup elle se redressait d'un bond sur ses pattes. Hop ! la voilà partie, la tête en avant, à travers les maquis et les buissières, tantôt sur un pic, tantôt au fond d'un ravin, là haut, en bas, partout... On aurait dit qu'il y avait dix chèvres de M. Séguin dans la montagne.

C'est qu'elle n'avait peur de rien la Blanquette.

Elle franchissait d'un saut de grands torrents qui l'éclaboussaient au passage de poussière humide et d'écume.

Alors, toute ruisselante, elle allait s'étendre sur quelque roche plate et se faisait sécher par le soleil... Une fois, s'avançant au bord d'un plateau, une fleur de cytise aux dents, elle aperçut en bas, tout en bas dans la plaine, la maison de M. Séguin avec le clos derrière. Cela la fit rire aux larmes.

- Que c'est petit ! dit-elle ; comment ai-je pu tenir là dedans ?

Pauvrette ! de se voir si haut perchée, elle se croyait au moins aussi grande que le monde...
http://www.alalettre.com/daudet-seguin.htm

 
Kikiwi

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Edité le 07/05/2006 à 23:46:20
N°2566 - Posté le 06/05/2006 à 20:18:46

Béa
Elle est bien jolie et bien triste l'histoire de la petite chèvre de Monsieur Seguin.
Voici une petite poésie pour toi Muriel et pour ta pauvre biquette. " La Chèvre "



Ma bonne chèvre limousine,
Gentille bête à l’œil humain,
J’aime à te voir sur mon chemin
Loin de la gare et de l’usine
Toi que la barbe encapucine,
Tu gambades comme un gamin,
Ma bonne chèvre limousine,
Gentille bête à l’œil humain.
Je vais à la ferme voisine,
Mais je te jure que demain
Tu viendras croquer dans ma main
Du sucre et du sel de cuisine,
Ma bonne chèvre limousine.

( Maurice Rollinat )




 
Vivianeguy

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N°2567 - Posté le 06/05/2006 à 20:29:12

les filles c est super il est vrai que la chevre de mr Seguin est un peu tristounette

 
Patachou

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N°2568 - Posté le 06/05/2006 à 23:39:25

Merci vous êtes mes amies

 
Patachou

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Edité le 07/05/2006 à 23:08:39
N°2569 - Posté le 07/05/2006 à 23:07:31

Triste, triste

Je contemple mon feu. J'étouffe un bâillement.
Le vent pleure. La pluie à ma vitre ruisselle.
Un piano voisin joue une ritournelle.
Comme la vie est triste et coule lentement.

Je songe à notre Terre, atome d'un moment,
Dans l'infini criblé d'étoiles éternelles,
Au peu qu'ont déchiffré nos débiles prunelles,
Au Tout qui nous est clos inexorablement.

Et notre sort! Toujours la même comédie,
Des vices, des chagrins, le spleen, la maladie,
Puis nous allons fleurir les beaux pissenlits d'or.

L'univers nous reprend, rien de nous ne subsiste,
Cependant qu'ici-bas tout continue encore.
Comme nous sommes seuls! Comme la vie est triste!

Jules Laforgue

 
Kikiwi

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N°2570 - Posté le 07/05/2006 à 23:25:06

Pour toi Muriel

Un sourire




Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire,
soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.

( Raoul Follereau )

 
Patachou

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N°2571 - Posté le 07/05/2006 à 23:53:10

Pour moi tout les sourires je les ai grâce à vous tous mes amis et amies de PA et cela m'est plus précieux que tout le reste

 
B.poupouil

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N°2572 - Posté le 08/05/2006 à 00:01:44

EMOTION


Douceur fragile, séparée de moi,
Tu cries et tu pleures sur mon cœur
Déchiré, tu renies tes émois,
Langueur abandonnée, tu as peur.

Attaché au mât de ta désespérance,
Les yeux vides, tu cries dans le soir
Ton Amour, tu ôtes la transparence
Du voile jeté sur cet océan noir.

Libères le tumulte de ta tête,
Abandonne ces douleurs qui te hantent !
Ne sombre pas dans la tempête,
Laisses cette âme folle qui se vante.

Redeviens l'enfant qui rêve,
Redeviens l'Amour naissant,
Accepte le passé et fait une trêve
Pour vivre serein cet Amour apaisant.

Marie-Claude

 
Kikiwi

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N°2573 - Posté le 08/05/2006 à 10:15:40

Tu as raison Muriel, PA est une grande Famille malgré les orages et les tempêtes
Béa ce poème est très beau

 
Patachou

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N°2574 - Posté le 08/05/2006 à 11:09:29

Il est magnifique Béat merci

 
Muscat

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N°2575 - Posté le 08/05/2006 à 15:11:00

C' est magnifique Béa.

 
Kikiwi

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Edité le 08/05/2006 à 15:51:44
N°2576 - Posté le 08/05/2006 à 15:22:35

j'ai enlevé le poème qui devait aller dans ceux de la fête des Mères

 
Muscat

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N°2577 - Posté le 08/05/2006 à 15:23:28

C' est superbe Nadette. Mais tu aurais pu le mettre dans le post pour la fête des Mères, non?

 
Kikiwi

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N°2578 - Posté le 08/05/2006 à 15:50:22

Oui Sonia, tu as raison
Une erreur d'aiguillage. je fais le "transfert"!!

 
Muscat

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N°2579 - Posté le 08/05/2006 à 15:52:17

Gros Nadette.

 
Kikiwi

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Edité le 08/05/2006 à 16:19:00
N°2580 - Posté le 08/05/2006 à 16:16:38

Voilà pour remplacer l'erreur du post 2576

Les cygnes sauvages à Coole



Les arbres, les voici dans leur beauté d’automne,
À travers bois les chemins sont secs,
Sous le crépuscule d’octobre les eaux
Reflètent un ciel tranquille ;
Sur les hautes eaux, passant entre les pierres,
Vont les cygnes, cinquante et neuf.

Le dix-neuvième automne est descendu sur moi
Depuis que je les ai comptés pour la première fois ;
Je les vis, avant d’en avoir pu finir le compte,
Qui s’élevaient soudain
Et s’égayaient en tournoyant en grands cercles brisés
Sur leurs ailes tumultueuses.

J’ai contemplé ces créatures brillantes
Et maintenant mon cœur est douloureux.
Tout a changé depuis qu’au crépuscule
Pour la première fois, sur ce rivage,
À entendre le carillon de leurs ailes au-dessus de ma tête
Je marchais d’une marche plus légère.

Toujours sans se lasser, en couples d’amants,
Ils rament dans les froids,
Les complices courants, ou grimpent dans les airs ;
Leurs cœurs n’ont pas vieilli ;
Passions ou conquêtes, où qu’ils partent errer,
Leur font toujours escorte.
Mais maintenant ils glissent sur les eaux tranquilles,
Mystérieux et pleins de beauté ;
Parmi quels joncs feront-ils leur nid,
Sur la rive de quel lac, de quel étang
Raviront-ils d’autres yeux lorsque je m’éveillerai
Et trouverai, un jour, qu’ils se sont envolés ?



( William Butler Yeats. )

 
Muscat

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N°2581 - Posté le 08/05/2006 à 16:24:10

C' est magnifique.

 
B.poupouil

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N°2582 - Posté le 09/05/2006 à 02:19:04

Le Crapaud

Que savons-nous ? qui donc connaît le fond des choses ?

Le couchant rayonnait dans les nuages roses;

C'était la fin d'un jour d'orage, et l'occident

Changeait l'ondée en flamme en son brasier ardent;

Près d'une ornière, au bord d'une flaque de pluie,

Un crapaud regardait le ciel, bête éblouie;

Grave, il songeait; l'horreur contemplait la splendeur.

(Oh! pourquoi la souffrance et pourquoi la laideur ?

Hélas! le bas-empire est couvert d'Augustules,

Les Césars de forfaits, les crapauds de pustules,

Comme le pré de fleurs et le ciel de soleils!)

Les fleurs s'empourpraient dans les arbres vermeils;

L'eau miroitait, mêlée à l'herbe, dans l'ornière;

Le soir se déployait ainsi qu'une bannière;

L'oiseau baissait la voix dans le jour affaibli;

Tout s'apaisait, dans l'air, sur l'onde; et, plein d'oubli,

Le crapaud, sans effroi, sans honte, sans colère,

Doux, regardait la grande auréole solaire.

Peut-être le maudit se sentait-il béni;

Pas de bête qui n'ait un reflet d'infini;

Pas de prunelle abjecte et vile que ne touche

L'éclair d'en haut, parfois tendre et parfois farouche;

Pas de monstre chétif, louche, impur, chassieux,

Qui n'ait l'immensité des astres dans les yeux.

Un homme qui passait vit la hideuse bête,

Et, frémissant, lui mit son talont sur la tête;

C'était un prêtre ayant un livre qu'il lisait;

Puis une femme, avec une fleur au corset,

Vint et lui creva l'oeil du bout de son ombrelle;

Et le prêtre était vieux, et la femme était belle.

Vinrent quatre écoliers, sereins comme le ciel.

- J'étais enfant, j'étais petit, j'étais cruel; -

Tout homme sur la terre, où l'âme erre asservie,

Peut commencer ainsi le récit de sa vie.

Victor Hugo

 
Patachou

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N°2583 - Posté le 09/05/2006 à 08:27:05

Sublime
le crapeau quand il me saute dessus le pied sans que je m'y attende j'aime pas trop

 
Muscat

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Edité le 15/05/2006 à 18:01:38
N°2584 - Posté le 12/05/2006 à 19:41:37

C' est Bravo Hugo! Ce poème et très bien écrit, mais il me plait pas. Gros Béa, et merci de nous avoir faits partager ce magnifique poème.

 
Kikiwi

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Edité le 12/05/2006 à 21:25:45
N°2585 - Posté le 12/05/2006 à 21:09:04

C'est vrai Béa qu'il est magnifique ce poème, malgré sa grande cruauté
Ca me remet en mémoire une chanson que chantait Maman et que je vais essayer de retrouver
Merci Béa

 
Kikiwi

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N°2586 - Posté le 12/05/2006 à 21:27:14

Les crapauds



La nuit est limpide, l'étang est sans ride
Dans le ciel limpide, luit le croissant d'or
Orme chêne ou tremble, nul arbre ne tremble
Au loin le bois semble, un géant qui dort.
Chien ni loup ne quitte, sa niche ou son gîte
Aucun bruit n'agite, la terre au repos
Alors dans la vase, ouvrant en extase
Leurs yeux de topaze, chantent les crapauds.

Ils disent nous sommes, haïs par les hommes
Nous troublons leur somme, de nos tristes chants
Pour nous point de fêtes, Dieu seul sur nos têtes
Sait qu'il nous fit bêtes, et non point méchants.
Notre peau terreuse, se gonfle et se creuse
D'une bave affreuse, nos flancs sont lavés.
Et l'enfant qui passe, loin de nous s'efface
Et pâle, nous chasse, à coups de pavés.

Des saisons entières, dans les fondrières
Un trou sous les pierre, est notre réduit.
Le serpent en boule, près de nous s'y roule
Quand il pleut en foule, nous sortons la nuit.
Et dans les salades, faisant des gambades
Pesants camarades, nous allons manger
Manger sans grimace, cloporte ou limace
Ou vers qu'on ramasse, dans le potager.

Nous aimons la mare, qu'un reflet chamarre
Où dort à l'amarre, un canot pourri
Dans l'eau qu'elle souille, sa chaîne se rouille
La verte grenouille, y cherche un abri.
Là, la source épanche, son écume blanche
Un vieux saule penche, au milieu des joncs.
Et les libellules, aux ailes de tulle
Font crever des bulles, au nez des gougeons.

Quand la lune plaque, comme un vernis-laque
Sur la calme flaque, des marais blafards
Alors symbolique, et mélancolique
Notre lent cantique, sort des nénuphars
Orme chêne ou tremble, nul arbre ne tremble
Au loin le bois semble, un géant qui dort.
La nuit est limpide, l'étang est sans ride
Sous le ciel splendide, luit le croissant d'or….



J'ai retrouvé la chanson, mais pas le nom de l'auteur

 
Patachou

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N°2587 - Posté le 12/05/2006 à 23:58:27

Nadette tu as retrouvé ta chanson

 
B.poupouil

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N°2588 - Posté le 13/05/2006 à 00:40:17

Elle est super je ne la connaissais pas du tout
a toi Nadette

 
Muscat

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N°2589 - Posté le 15/05/2006 à 18:01:55

Bravo.

 
B.poupouil

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Edité le 24/05/2006 à 20:47:33
N°2590 - Posté le 16/05/2006 à 00:43:38

Bonjour Béa,

Je vous remercie pour votre message, vous avez ma permission pour utiliser mes textes.
Je ne manquerai pas de visiter votre blog
Bisou.
Jack Harris
Ambassadeur Universel de la Paix

Mon chien

Lorsque je l'ai vu naître

Je l'ai pris pour enfant,

C'était un petit être,

Il était si charmant.


Quand je l'ai vu grandir

Ce fut mon compagnon,

J'aimais le voir courir

Dans toute la maison.



Quand je l'ai vu vieillir

Ce fut moi son enfant

Bien qu'il sut m'obéir

Toute sa vie durant.


Quand je l'ai vu mourir,

Je compris que ce jour

Venait de s'accomplir

La fin d'un bel amour


Car tu me fus fidèle,

Serviteur dévoué,

Ton amour fraternel

N'a pas démérité.


Je t'aimais bien mon chien

Ô, mon chien de berger,

Et, pour toi, mon chagrin

Ne saura s'effacer.


Extrait de "Du fond du coeur
Jack Harris - 2003

 
Patachou

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N°2591 - Posté le 16/05/2006 à 08:31:57

C'est triste mais c'est un bel hommage rendu à son chien

 
Muscat

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N°2592 - Posté le 16/05/2006 à 12:19:43

C' est vraiment triste, mais c' est un beau poème pour un bel hommage.

 
B.poupouil

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N°2593 - Posté le 16/05/2006 à 12:21:18

Je pensais a Boulle en mettant cette poésie c'est l'anniversaire de son départ de l'autre côté du miroir aujourd'hui.... il y a cinq ans que Bouboulle n'est plus. Une pensée pour mon Chien

 
Muscat

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N°2594 - Posté le 16/05/2006 à 12:27:18

Tendres pensées pour ton Boule. Je ne l' ai pas connue, je n' étais pas encore sur PA, mais il à l' air adorable. En pensant à une chanson, à un poème, on pense toujoursà un être spécial, comme toi Boule. Gros