Ecoutez cette histoire,
Que l'on m'a racontée
Du fond de ma mémoire
Je vais vous la chanter.
Elle se passe en Provence
Au milieu des moutons
Dans le Sud de la France
Au pays des santons.
Quand il vint au domaine
Y avait un beau troupeau
Les étables étaient pleines
De brebis et d'agneaux
Marchant toujours en tête
Aux premières lueurs
Pour tirer sa charrette
Il mettait tout son coeur.
Au temps des transhumances
Il s'en allait heureux
Remontant la Durance
Honnête et courageux
Mais un jour de Marseille
Des messieurs sont venus
La ferme était bien vieille
Alors on l'a vendue.
Il resta au village
Tout le monde l'aimait bien
Vaillant malgré son âge
Et malgré son chagrin
Image d'Evangile
Vivant d'humilité
Il se rendait utile
Auprès du cantonnier.
Cette vie honorable
Un soir s'est terminée
Dans le fond d'une étable
Tout seul il s'est couché
Pauvre bête de somme
Il a fermé les yeux
Abandonné des hommes
Il est mort sans adieu.
Cette chanson sans gloire
Vous racontait la vie
Vous racontait l'histoire
D'un petit âne gris.
Très jolie poésie sur les Mamies, Patachou.
Moi j'aime beaucoup les ânes qui ont une si mauvaise réputation et bien sûr, j'aime beaucoup Hugues Aufray aussi
O toi par qui fleurit l'art le plus nécessaire,
Ami de l'innocence, honnête agriculteur,
Qu'il est facile et doux de faire ton bonheur!
Ah! s'il n'a point à craindre une injuste puissance,
Un tyran subalterne, ou l'avide finance,
Si la loi le protège, il est heureux sans frais;
Auprès de la nature, il sent tous ses bienfaits.
Le Iuxe ne vient point lui montrer ses misères.
Content de ses plaisirs, de l'état de ses pères
Il peut aimer demain ce qu'il aime aujourd'hui
Et la paix de son coeur n'est jamais de l'ennui.
Vous le rendez heureux, volupté douce et pure,
Attachée à l'hymen, aux noeuds de la nature;
L'épouse qu'il choisit partage ses travaux,
De l'ami de son coeur elle adoucit les maux.
Ses enfants sont sa joie, ils seront sa richesse;
Il verra leurs enfants appuyer sa vieillesse,
Et sur son front ridé, rappelant la gaîté,
Prêter encore un charme à sa caducité.
Qu'il revient avec joie à son humble chaumière,
Dès que l'astre du jour a fini sa carrière!
Qu'il trouve de saveur aux mets simples et sains,
Qu'une épouse attentive apprête de ses mains!
La paix, la complaisance et le doux badinage,
Aimables compagnons de son heureux ménage,
Entourent avec lui la table du festin.
Révillé par l'amour, inspiré par le vin,
Versant à ses enfants le doux jus de l'automne,
Il chante les plaisirs et le Dieu qui les donne;
Sa fille, en souriant répète ses chansons.
Merci pour le mamies ! mon plus beaux dimanche de la fête de gds mams ! ma petite fille Clara est née pour me la souhaiter hier dans la nuit du 4 au 5 mars ! la fête était le 5 !
Les oiseaux et les enfants
Sont la craie du jour levant
Ils écrivent, crivent, crivent
Crivent, crivent en crissant
L'histoire de tous les temps
Qui se répète aujourd'hui
Sans plus de valeur qu'hier
Mais qu'il faut toujours refaire
Si l'on veut devenir grand
Un Vieillard sur son âne aperçut en passant
Un pré plein d'herbe et fleurissant.
Il y lâche sa bête, et le Grison se rue
Au travers de l'herbe menue,
Se vautrant, grattant, et frottant,
Gambadant, chantant et broutant,
Et faisant mainte place nette.
L'ennemi vient sur l'entrefaite :
Fuyons, dit alors le Vieillard.
- Pourquoi ? répondit le paillard.
Me fera-t-on porter double bât, double charge ?
- Non pas, dit le Vieillard, qui prit d'abord le large.
- Et que m'importe donc, dit l'Ane, à qui je sois ?
Sauvez-vous, et me laissez paître :
Notre ennemi, c'est notre Maître :
Je vous le dis en bon François.
Un ânier, son sceptre à la main,
Menait, en empereur romain,
Deux coursiers à longues oreilles.
L'un, d'éponges chargé, marchait comme un courrier;
Et l'autre, se faisant prier,
Portait, comme on dit, les bouteilles
Sa charge était de sel. Nos gaillards pèlerins
Par monts, par vaux et par chemins,
Au gué d'une rivière à la fin arrivèrent,
Et fort empêchés se trouvèrent.
L'ânier, qui tous les jours traversait ce gué là,
Sur l'âne à l'éponge monta,
Chassant devant lui l'autre bête,
Qui, voulant en faire à sa tête,
Dans un trou se précipita,
Revint sur l'eau, puis échappa ;
Car au bout de quelques nagées,
Tout son sel se fondit si bien
Que le baudet ne sentit rien
Sur ses épaules soulagées.
Camarade épongier prit exemple sur lui,
Comme un mouton qui va dessus la foi d'autrui.
Voilà mon âne à l'eau; jusqu'au col il se plonge,
Lui, le conducteur, et l'éponge.
Tous trois burent d'autant l'ânier et le grison
Firent à l'éponge raison.
Celle-ci devint si pesante,
Et de tant d'eau s'emplit d'abord,
Que l'âne succombant ne put gagner le bord.
L'ânier l'embrassait, dans l'attente
D'une prompte et certaine mort.
Quelqu'un vint au secours qui ce fut, il n'importe;
C'est assez qu'on ait vu par là qu'il ne faut point
Agir chacun de même sorte.
J'en voulais venir à ce point.
Bonsoir!
Je cherche des chansons et poésies sur les chevaux (pour Corine qui va partir en classe-équitation avec ses CM1!). Y a-t-il une manière de les trouver sur ce post sans tout remonter ?!
A toi, mon maître, je dédie cette prière:
Donne-moi souvent à manger et à boire; et, quand ma journée de travail est finie, veille à ce que ma litière soit sèche et propreet mon box suffisamment large afin que j'y sois à l'aise.
Chaque jour contrôle mes pieds soigne-moi avec une éponge humide.
Quand je refuse de manger, examine mes dents ; peut-être qu'un ulcère m'empêche de manger.
Comme je ne peux te dire quand j'ai soif, fais-moi boire souvent de l'eau fraîche et propre, même pendant le travail ; ceci m'évitera la colique et autres maladies.
Parle-moi : ta voix est souvent plus efficace que la cravache et les rênes.
Caresse-moi souvent pour que je puisse apprendre à t'aimer et te servir mieux.
Ne me tire pas la tête vers le haut avec le filet, ce qui me cause de grandes douleurs au cou et à la bouche et m'empêche de développer toutes mes forces et de me sauver des chutes.
Ne me coupe pas la queue, me privant ainsi de ma meilleure défense contre les mouches et les taons qui me tourmentent.
Ne tire pas sur les rênes, et dans les montées ne me donne pas de coup de cravaches. Ne me donne pas de coups, ne me bat pas quand je ne comprends pas ce que tu veux, mais essaye que je puisse te comprendre. Si je refuse, assure-toi que le mors et la bride soient en ordre et que je n'ai rien aux pieds qui me fasse mal. Si je m'effarouche, ne me frappe pas, mais pense que cela peut dépendre de l'usage des œillères qui m'empêche de bien voir ou de défauts de ma vue.
Ne m'oblige pas à tirer un poids supérieur à mes possibilités, ni à aller vite sur des rues glissantes. Quand je tombe, sois patient et aide-moi, car je fais de mon mieux pour rester debout; et si je bute, sache que ce n'est pas de ma faute ; n'ajoute pas à mon angoisse d'avoir échappé à in danger le mal de tes coups de cravache qui augmentent ma peur et me rendent nerveux.
Essaye de me mettre à l'abri du soleil. Et quand il fait froid, mets-moi une couverture Sur le dos, non pas quand je travaille, mais quand je suis au repos.
Et enfin, mon bon maître, quand la vieillesse me rendra inutile, ne me condamne pas à mourir de privations et de douleurs sous la férule d'un homme cruel, mais laisse moi mourir de vieillesse, au pré, chez un paysan qui me traitera bien ou dans une pension pour vieux chevaux méritants comme nous en avons ou enlève-moi toi-même la vie, sans me faire souffrir et tu en auras le mérite.
Celui-là c'est le cheval qui vit tout seul quelque part très loin dans une île.
Il mange un peu d'herbe ; derrière lui, il y a un bateau, c'est le bateau sur lequel le cheval est venu, c'est le bateau sur lequel il va repartir.
Ce n'est pas un cheval solitaire, il aime beaucoup la compagnie des autres chevaux, tout seul, il s'ennuie, il voudrait faire quelque chose, être utile aux autres. Il continue à manger de l'herbe et, pendant qu'il mange, il pense à son grand projet.
Son grand projet c'est de retourner chez les chevaux pour leur dire :
"Il faut que cela change" et les chevaux demanderont, "Qu'est-ce qui doit changer ?" et lui, il répondra :
"C'est notre vie qui doit changer, elle est trop misérable, nous sommes trop malheureux, cela ne peut pas durer."
Mais les plus gros chevaux, les mieux nourris, ceux qui traînent les corbillards des grands de ce monde, les carrosses des rois et qui portent sur la tête un grand chapeau de paille de riz, voudront l'empêcher de parler et lui diront, "De quoi te plains-tu, cheval n'es-tu pas la plus noble conquête de l'homme ?" Et ils se moqueront de lui. Alors tous les autres chevaux, les pauvres traîneurs de camion n'oseront pas donner leur avis. Mais lui, le cheval qui réfléchit dans l'île, il élèvera la voix :
"S'il est vrai que je suis la plus noble conquête de l'homme, je ne veux pas être en reste avec lui.
"L'homme nous a comblés de cadeaux, mais l'homme a été trop généreux avec nous, l'homme nous a donné le fouet, l'homme nous a donné la cravache, les éperons, les oeillères, les brancards, il nous a mis du fer dans la bouche et du fer sous les pieds, c'était froid, mais il nous a marqués au fer rouge pour nous réchauffer...
"Pour moi, c'est fini, il peut reprendre ses bijoux, qu'en pensez-vous ? Et pourquoi a-t-il écrit sérieusement et en grosses lettres sur les murs... sur les murs de ses écuries, sur les murs de ses casernes de cavalerie, sur les murs de ses abattoirs, de ses hippodromes et de ses boucheries hippophagiques (renvoi), Soyez bons pour les Animaux, avouez tout de même que c'est se moquer du monde des chevaux !"
Alors, tous les autres pauvres chevaux commenceront à comprendre et tous ensemble ils s'en iront trouver les hommes et ils leur parleront très fort.
Les chevaux :
"Messieurs, nous voulons bien traîner vos voitures, vos charrues, faire vos courses et tout le travail, mais reconnaissons que c'est un service que nous vous rendons, il faut nous en rendre aussi ; souvent, vous nous mangez quand nous sommes morts, il n'y a rien à dire là-dessus, si vous aimez ça, c'est comme pour le petit déjeuner du matin, il y en a qui prennent de l'avoine au café au lit, d'autres de l'avoine au chocolat, chacun ses goûts, mais souvent aussi, vous nous frappez, cela, ça ne doit plus se reproduire.
"De plus, nous voulons de l'avoine tous les jours ; de l'eau fraîche tous les jours et puis des vacances et qu'on nous respecte, nous sommes des chevaux, on n'est pas des boeufs.
"Premier qui nous tape dessus on le mord.
"Deuxième qui nous tape dessus on le tue, voilà."
Et les hommes comprendront qu'ils ont été un peu fort, ils deviendront plus raisonnables.
Il rit le cheval en pensant à toutes ces choses qui arriveront sûrement un jour.
Il a envie de chanter, mais il est tout seul, et il n'aime que chanter en choeur, alors il crie tout de même, "Vive la liberté !"
Dans d'autres îles, d'autres chevaux l'entendent et ils crient à leur tour de toutes leurs forces, "Vive la liberté !"
Tous les hommes des îles et ceux du continent entendent des cris et se demandent ce que c'est, puis ils se rassurent et disent en haussant les épaules, "Ce n'est rien, c'est des chevaux.
Mais ils ne se doutent pas de ce que les chevaux leur préparent.
(renvoi) Note pour les chevaux pas instruits, Hippophage, celui qui mange le cheval.
c'est magnifique tout ça et très agréable à lire.
Ca fait un moment que je n'ai parcouru ce post et j'ai pu y trouver des choses supers intéressantes merci
Cheval des champs
Cheval des plaines
Ta crinière au vent
Galope sous les frênes.
Tu files comme le vent
Tu cours dans les prés.
Tu aimes les enfants.
Et l'avoine d'été.
Cheval noisette
Noir ou gris fumé
Ou encore tacheté
Des pieds à la tête.
Mais vous etes super
dans les fables de la Fontaine il y a :
Le cheval et l'ane...
En ce monde il se faut l'un l'autre secourir.
Si ton voisin vient à mourir,
C'est sur toi que le fardeau tombe.
Un Ane accompagnait un Cheval peu courtois,
Celui-ci ne portant que son simple harnois,
Et le pauvre Baudet si chargé qu'il succombe.
Il pria le Cheval de l'aider quelque peu :
Autrement il mourrait devant qu'être à la ville.
La prière, dit-il, n'en est pas incivile :
Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu.
Le Cheval refusa, fit une pétarade :
Tant qu'il vit sous le faix mourir son camarade,
Et reconnut qu'il avait tort.
Du Baudet, en cette aventure,
On lui fit porter la voiture,
Et la peau par-dessus encor.
Mon âne, mon âne
a bien mal à sa tête ;
Madame lui a fait faire
Un bonnet pour sa fête
Un bonnet pour sa fête
Et des souliers lilas la la (ou "oui-da da da")
Et des souliers lilas
Mon âne, mon âne
A bien mal aux oreilles
Madame lui a fait faire
Un' pair' de boucl's d'oreilles
Un' pair' de boucl's d'oreilles
Un bonnet pour sa fête
Et des souliers lilas la la
Et des souliers lilas
Mon âne, mon âne
A bien mal à ses yeux
Madame lui a fait faire
Une paire de lunett's bleues
Une paire de lunett's bleues
Une pair' de boucl's d'oreilles
Un bonnet pour sa fête
Et des souliers lilas la la
Et des souliers lilas
Mon âne, mon âne
A bien mal à son nez
Madame lui