Fais comme l'oiseau
Ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau
D'un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau, d'aller plus haut
Mais je suis seul dans l'univers
J'ai peur du ciel et de l'hiver
J'ai peur des fous et de la guerre
J'ai peur du temps qui passe, dis
Comment peut on vivre aujourd'hui
Dans la fureur et dans le bruit
Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu
Fais comme l'oiseau
Ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau
D'un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau, d'aller plus haut
Mais l'amour dont on m'a parlé
Cet amour que l'on m'a chanté
Ce sauveur de l'humanité
Je n'en vois pas la trace, dis
Comment peut on vivre sans lui ?
Sous quelle étoile, dans quel pays ?
Je n'y crois pas, je n'y crois plus, je suis perdu
Fais comme l'oiseau
Ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau
D'un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau, d'aller plus haut
Mais j'en ai marre d'être roulé
Par des marchands de liberté
Et d'écouter se lamenter
Ma gueule dans la glace, dis
Est-ce que je dois montrer les dents ?
Est-ce que je dois baisser les bras ?
Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu
Ce matin je sors de chez moi
Il m'attendait, il était là
Il sautillait sur le trottoir
Mon Dieu, qu'il était drôle à voir
Le p'tit oiseau de toutes les couleurs
Le p'tit oiseau de toutes les couleurs
Ça f'sait longtemps que j'n'avais pas vu
Un petit oiseau dans ma rue
Je ne sais pas ce qui m'a pris
Il faisait beau, je l'ai suivi
Le p'tit oiseau de toutes les couleurs
Le p'tit oiseau de toutes les couleurs
Où tu m'emmènes, dis
Où tu m'entraînes, dis
Va pas si vite, dis
Attends-moi!
Comm' t'es pressé, dis
T'as rendez-vous, dis
Là où tu vas, dis
J'vais avec toi
On passe devant chez Loucho
Qui me fait Hé! qui me fait Ho!
Je ne me suis pas arrêté
Pardon, l'ami, je cours après
Un p'tit oiseau de toutes les couleurs
Un p'tit oiseau de toutes les couleurs
Sur l'avenue, je l'ai plus vu
J'ai cru que je l'avais perdu
Mais je l'ai entendu siffler
Et c'était lui qui me cherchait
Le p'tit oiseau de toutes les couleurs
Le p'tit oiseau de toutes les couleurs
Où tu m'emmènes, dis
Où tu m'entraînes, dis
Va pas si vite, dis
Attends-moi!
Comm' t'es pressé, dis
T'as rendez-vous, dis
Là où tu vas, dis
J'vais avec toi
On est arrivé sur le port
Il chantait de plus en plus fort
S'est retourné, m'a regardé
Au bout d'la mer s'est envolé
J'peux pas voler, dis
J'peux pas nager, dis
J'suis prisonnier, dis
M'en veux pas
Et bon voyage, dis
Reviens-moi vite, dis
Le p'tit oiseau de toutes les couleurs
Pour vous la merveilleuse histoire
Des enfants et de l'oiseau bleu
Ils voyagèrent à travers les mirroirs
Jusqu'à l'animal fabuleux
Ils vivaient dans une grande forêt
Avec leur maman bien souffrante
Sans le sou, sans espoir de la soigner
Ils la voyaient déjà mourante
Mais très loin dans le ciel
Vivait l'oiseau bleu du bonheur
Que l'on dit éternel
Pour ceux qui ont toujours un coeur
La fée Bérilune vint les trouver
Pour les aider dans l'aventure
Elle savait faire parler les objets
Tant son coeur était resté pur
Ils virent le monde des souvenirs
Le magique palais de la nuit
Les feux-follets, le royaume d'avenir
Et l'univers des harmonies
Car très loin dans le ciel
Vivait l'oiseau bleu du bonheur
Que l'on dit éternel
Pour ceux qui ont toujours un coeur
C'était un petit moustique
tellement sympathique
qu'il décida, un beau matin,
de ne jamais piquer
ni bête ni humain.
Bien vite, il eut très faim
car le sang est sa nourriture.
Aussi, pour le remplacer
lui fallut-il trouver
un liquide rouge, épais
qui lui tint lieu de pâture.
Savez-vous, maintenant,
de quoi il déjeune et dîne ?
De bon sirop de grenadine
Oui, c'est surtout à celui-là que j'ai pensé ; quoique, même s'ils ne sont pas porteurs du virus, je ne les aime pas ces bestioles et ils me le rendent bien
Je le préfère et de loin ... dans la poésie ... qui magnifie tout ...
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
Retourne chez toi
Je fais la sieste, moustique
Arrête un peu ta musique
Ne sois pas antipathique
Ne me pique pas
Moustique, mon vieux, tu vois trop petit
Tu as des ailes, va voir du pays
J'ai un patron plus large que moi
Vas-y de confiance, c'est moi qui t'envoie
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
Retourne chez toi
Tu me vois melancolique
De te troubler ton pique-nique
Si tu me goûtes moustique
Tu n'aimeras pas
Y'a des pays pleins de voluptés
Pour un moustique de qualité
A St-Tropez, à Honolulu
Tout l'monde, il est gros, tout l'monde, il est nu
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
Retourne chez toi
Je fais la sieste moustique
Arrête un peu ta musique
Ne sois pas antipathique
Ne me pique pas
Les marins qui meurent en mer
et que l’on jette au gouffre amer
comme une pierre
avec les chrétiens refroidis
ne s’en vont pas au Paradis
trouver Saint Pierre.
Ils roulent d’écueil en écueil
dans l’épouvantable cercueil
du sac de toile
mais fidèles après le trépas
leur âme ne s’envole pas
dans une étoile.
Désormais vouée aux sanglots
par ce nouveau crime des flots
qui tant la navre
entre la foudre et l’océan
elle appelle dans le néant
le cher cadavre.
Et nul n’a pitié de son sort
que la mouette au large essor
qui d’un coup d’aile
contre son coeur tout frémissant
attire et accueille en passant
l’âme fidèle.
L’âme et l’oiseau ne font plus qu’un
ils cherchent le corps du défunt
loin du rivage
et c’est pourquoi sous le ciel noir
l’oiseau jette avec désespoir
son cri sauvage.
Ne tuez pas le goéland
qui plane sur le flot hurlant
ou qui l’effleure
car c’est l’âme d’un matelot
qui plane au-dessus d’un tombeau
et pleure pleure.
L'avatar de Laure il a la forme d'un lys a deux tiges...donc je pense a deux fleurs ensembles...
l'a réunion de deux merveilles.... qui forment un 8 symbole du bonheur sorte de porte bonnheur
Super toutes ces poésies...
et les animaux le méritent que tant de personnes aient eu envie de leur consacrer des si beaux vers... a vous
Compère le Renard se mit un jour en frais,
et retint à dîner commère la Cigogne.
Le régal fût petit et sans beaucoup d'apprêts :
Le galant pour toute besogne,
Avait un brouet clair ; il vivait chichement.
Ce brouet fut par lui servi sur une assiette :
La Cigogne au long bec n'en put attraper miette ;
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
Pour se venger de cette tromperie,
A quelque temps de là, la Cigogne le prie.
"Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis
Je ne fais point cérémonie. "
A l'heure dite, il courut au logis
De la Cigogne son hôtesse ;
Loua très fort la politesse ;
Trouva le dîner cuit à point :
Bon appétit surtout ; Renards n'en manquent point.
Il se réjouissait à l'odeur de la viande
Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande.
On servit, pour l'embarrasser,
En un vase à long col et d'étroite embouchure.
Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer ;
Mais le museau du sire était d'autre mesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un Renard qu'une Poule aurait pris,
Serrant la queue, et portant bas l'oreille.
Trompeurs, c'est pour vous que j'écris :
Attendez-vous à la pareille.
Suis-je arbre pour qu'un lièvre
laissant les bois d'hiver
se blottisse à mes pieds ?
Je demeure immobile
sans battre des paupières
et les bêtes dociles
me prennent en pitié.
Mésange dans l'oreille,
abeille sous les cils,
dans la bouche de feuille
l'archange, l'écureuil.
Et près du coeur le ver
qui trace dans la nuit
son chemin de poussière.